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BERTHO Bernard 100 ans d'aviation de l'aérodrome de La Baule Escoublac

BERTHO Bernard 100 ans d'aviation de l'aérodrome de La Baule Escoublac

 "100 ans d'aviation à l'aérodrome de La Baule Escoublac"

L'aviation est presque née avec la toute jeune station touristique de La Baule ! Pas parce qu'Escoublac a été terre de pionniers mais parce que les pionniers et figures de légende de l'aviation française sont presque tous passés à Escoublac ! Avant même la guerre 14-18, quand la plage de la baie a été le point de démarrage de ces spectacles éblouissants d'aéronefs dans le ciel baulois. « Dès 1909 » , écrit Bernard Bertho dans son dernier ouvrage 100 ans d'aviation à La Baule-Escoublac (éditions Collection patrimoine de La Baule, 214 pages, 20 €, dans les librairies de la presqu'île guérandaise). « Édouard Trabaud, maire d'Escoublac, reçoit des demandes de spectacles nouveaux au-dessus de la mer avec les Ader, Blériot, puis les frères Voisins et Delagrave ou Farman. Ce sera le temps des meetings aériens décollant de la plage. Le terrain d'aviation est fixé entre l'estacade et les rochers de Mazy. Les Américains les feront sauter en 1917. »
Les as de la voltige aérienne. Ces meetings aériens font rêver, l'été, la haute société parisienne et nantaise, qui prend les eaux à Escoublac. Mistinguett arrive en avion avec Blériot, deux stars du moment. On se posait sur la plage dans les années 25-30. L'homme de théâtre Sacha Guitry descendait de Paris en avion, avec sa femme Yvonne Printemps, pour séjourner dans leur magnifique villa (qui n'existe plus), La Grande Mare, au Guézy.
Les estivants applaudissaient les brillants pilotes, les as de la voltige aérienne, Charles Nungesser, Pierre-Georges Latécoère, René Couzinet, (qui avait une maison au Pouliguen), Hélène Boucher, Mermoz, Jacqueline Auriol...
Premiers vols réguliers de passagers en 1935. Les trajets personnels ou les meetings font place, en 1935, à un essai de vol régulier entre Nantes et La Baule sous l'impulsion de Louis Lajarrige. On lance entre juillet 1935 et l'été 1936 le vol postal Nantes-La Baule, avec un avion Caudron. La compagnie Air bleu assure un service de la Poste mais aussi les transports de passagers entre Paris et La Baule, durant l'été 1936. On tente de la même façon de lancer les liaisons La Baule-Mulhouse, La Baule-Angoulême, qui ne dureront pas.
Le 25 août 1938, ce sera la première liaison de passagers Paris-La Baule par la compagnie Air France. La liaison durera jusqu'à la guerre. D'autres liaisons de passages existeront vers Londres (entre 1963 et 1966), l'île d'Yeu.
Le 17 août 1918, première liaison postale aérienne régulière française ! L'avion est un Letord-4. L'information fait grand bruit car on inaugure ainsi la première liaison régulière entre Paris et La Baule dans le secteur où sont basés les soldats américains arrivés depuis 1917. Les soldats sont cantonnés à Paimbœuf, Saint-Nazaire et Le Croisic. « Ils pouvaient, avec cette liaison aérienne, recevoir les lettres des familles apportées par bateau depuis les États- Unis. »
Cette liaison aérienne est soutenue par le ministre des PTT français avec les moyens du bord. En effet, tout l'effort de la nation est concentré sur la guerre : c'est donc un avion de réforme, un Letord-4 qui est affecté au trajet Le Bourget- La Baule, piloté par un adjudant blessé à la guerre et donc réformé lui aussi, Joseph Houssais, un postier de Saint-Nazaire (il faisait la tournée de Saint-Marc-sur-Mer). Il est assisté de son mécano, l'Américain Charles Cressent. D'autres pilotes intégreront cette liaison jusqu'en 1919, dont René Bazin, un jeune et brillant pilote qui restera à Escoublac et deviendra le président de l'aéroclub baulois. La Baule gardera aussi le souvenir de René Dubois et de Paul Minot, autres aviateurs émérites.

 

Conférence , Hôtel IBIS Pornichet le jeudi 31 janvier 2019 à 18h30